Ces dernières semaines, j’ai réalisé quelques dessins sur ipad.
Au début, il s’agissait juste de m’évader un peu. Et puis de dessin en dessin, s’est révélé un petit univers. Solitaire, un peu froid, un peu angoissant… un peu triste. Assez à l’image de mon mental mais justement cela fonctionne comme une soupape de sécurité ; en dessinant ces architectures froides et déshumanisées dans des environnement de conte de fées angoissants, je lâche la pression, je met dans les dessins toutes mes angoisses de solitude et je me sens plus fraiche, plus dispose, plus sociable le reste du temps…

J’ai commencé à les poster sur facebook, mais je ne sais pas pourquoi, je me suis mise à attendre des commentaires, des « j’aime », des « pokes », des signes d’amour et d’amitié qui ne sont pas venus. Et dont au fond je me moque sans m’en moquer. Je hais facebook. Mais je garde ma page. Paradoxe. Je n’aime pas l’attente que facebook fait naitre en moi. Ce désir de connexion que je sais pourtant factice. Et je n’aime pas que facebook puisse faire ce qu’il veut de mes photos, de mes textes. Et je n’aime pas parler de facebook comme d’une personne, d’un « il ». Pourtant cet article aura un lien vers facebook. Paradoxe.

Bref, j’ai fait des dessins et ces dessins, je vais les poster ici. Sans rien attendre. Pas de j’aime, pas de poke, pas de commentaires. Comme j’ai toujours fait quand je tenais ce blog régulièrement, quand j’étais sincère et que je me moquais d’être lue ou non. Quand j’étais reine en mon domaine. Je me sens facétieuse et résistante, une vraie révolutionnaire ! 🙂 Résiliente et subversive. Et pas sérieuse. Je retournerai sur facebook. dans 5 minutes. Pour être d’aujourd’hui peut-être… Parce que maintenant ça fait partie de la vie. Est-ce que ça fait partie de la vie ?

Unbuilt #001 - évasion - Dessin : Agnès Cappadoro

Unbuilt #001 – évasion – Dessin : Agnès Cappadoro