Cette pièce absolument magnifique de Sheila Hicks est pour moi l’occasion de parler chiffon et d’avouer que le tissage est une des activités textiles que je n’ai jamais pratiqué mais qui constitue l’un de mes premiers rêves créatifs. J’ignore pour quelle raison, très tôt, j’ai eu la passion du tapis. Mais une passion silencieuse et douloureuse parce que, comme chacun sait, un tapis ou une tapisserie sont des choses horriblement couteuses.

A l’époque, il y avait à l’angle de la rue Jacob et de la rue Bonaparte, une boutique ayant pignon sur rue et qui exposait dans sa boutique un fabuleux métier à tisser. Je passais de longues minutes en contemplation devant cet objet mystérieux. Et ma mère, j’ignore pour quelle raison, m’avait dit que plus tard, elle me voyait bien vivre sur une péniche dans laquelle il y aurait un grand salon, au milieu duquel trônerait un grand métier à tisser. Je souris de plaisir à l’évocation de ce souvenir projectif de maman… Je ne vis pas sur une péniche, je n’ai pas de métier à tisser, pire, je ne possède même pas de tapis ! Mais je continue d’éprouver une émotion douloureuse devant des pièces de cet acabit ! Je vous en montre deux qui me plaisent particulièrement.

En écrivant cet article, je découvre que cette artiste d’origine américaine, vit et travaille à Paris. Vous en aurez un peu plus sur le site de la galerie Allison Jacques ainsi que sur le blog Chroniques du chapeau noir.

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