Le perfectionnisme est une plaie.

Dans mon cas, le perfectionnisme prend une forme déroutante ; le désir de « cohérence ». Cette idée est chez moi si obsessionnelle qu’elle est totalement paralysante. Si je sens que ce que je m’apprête à faire dévie d’un poil de ce que je m’imagine être cohérent, je ne peux plus rien faire. Je m’arrête, stupéfaite, déconcertée. Je m’immobilise et plus rien ne sort. Cette immobilisme peut durer longtemps et m’handicaper sur le long terme. Il me faut m’armer de courage pour affronter cette peur quasi reptilienne.

Mais ce désir de cohérence est un faux problème. On est qui on est. On est toujours cohérent, même quand on est incohérent finalement, c’est par ces incohérences même que l’on est singulier, unique. Plutôt que de craindre l’incohérence, il faudrait surtout s’appliquer à être authentique. C’est ce chemin vers lequel j’aimerais tendre…

l’imperfection magnifiée, le wabi sabi

La perfection n’est pas de ce monde. Inutile de croire que la perfection est une perfection. La perfection est stérile. L’imperfection est vibrante, touchante, émouvante. Les japonais l’ont bien compris qui possède un concept et un art de vivre valorisant l’imperfection, le wabi sabi. Cette philosophie valorise le temps qui passe, les traces d’usure, les défauts, les marques du passage humain. Certains objets sont réparés avec des liserés d’or (kintsugi), afin de souligner la cassure, la brisure, de ne pas la gommer mais de la magnifier.

Fais quelque chose qui te fait peur

Écrire, dans ce blog ou dans un autre, est un désir qui ne m’a pas quitté depuis deux ans, mais par peur d’être incohérente, de troubler mes interlocuteurs, de me contredire, de… (la liste est trop longue), je n’ai finalement pas écrit. J’ai écrit pour moi, dans mon journal. Parfois plutôt bien ;-), parfois lamentablement. Sachant que je n’y serais pas lue, j’écris tout ce que je veux et je me sens bien dans le format journal, mais je ne partage pas. Or j’aime bien partager…

J’ai entendu récemment quelqu’un citer une phrase qui lui avait plu et qu’il met en pratique « fais tous les jours quelque chose qui te fait peur ». Écrire et me montrer incohérente me fait peur. Mais me montrer authentique ne m’effraie pas, aussi j’ai décidé de passer outre ma peur et de recommencer à écrire. Mieux, d’écrire sur tous les sujets qui m’intéressent sans me soucier de savoir si c’est cohérent ou pas et d’aborder tous les sujets, sans autre ligne éditoriale que celle de l’authenticité.

j’espère que vous y trouverez votre compte et j’espere bien vous emmener avec moi dans cette exploration déraisonnable de mon imaginaire, mais si vous trouvez parfois qu’en ca va dans tous les sens et que vous vous perdez dans mes labyrinthes, pas de panique, je finis toujours par boucler la boucle et le sens invisible finira par pointer le bout de son nez. Allez je vous embarque !

Ok ?

Source de la photographie : artisanatjaponais.com © tsugi.de