Il faut du temps pour trouver ce qui, dans la vie, sait vous faire du bien, sait vous consoler des coups durs, vous permet de lâcher prise. Il y en a qui mangent des petits Lu trempés dans du thé, d’autres qui vont courir en forêt (mais diable comment font-ils ?), d’autres qui prennent des bains, d’autres encore qui vont au cinéma, et certains qui ne font rien.

Moi, quand ça va mal, et même de plus en plus souvent, même lorsque ça va bien, juste pour prolonger cet état relatif de bien-être, je dessine un mandala au crayons de couleur. Je prend un grand cahier dédié à cela seul, je trace au compas un grand cercle vide et partant du centre, je divague en dessin. Si j’ai commencé dans un état de stress, au bout d’un quart d’heure il n’y parait plus rien, je suis lavée, blanchie… Si je continue encore un peu, je peux oublier complètement ce qui m’a fait me mettre devant mon cercle, je ne suis plus que volutes, crayonnés, tracés, dégradés, je ne pense à rien, ou je pense à tout, les pensées vont et viennent à leur guise, ne se fixent sur rien, je n’en conserve aucune. Au bout d’une, deux, trois heures, je lève la tête, la nuque un peu raide, l’esprit complètement apaisé. Si j’étais en colère, je suis toute douceur, si j’étais triste, je suis rassérénée, si j’étais confuse, j’ai l’esprit clair ou alors mon souci de départ est complètement  relativisé.

Des fois, j’oublie que je dispose de ce territoire invisible, je me laisse envahir… Mais pour peu que je m’en souvienne, trois crayons et me voilà guérie.

En plus, et c’est là que les athéniens s’atteignirent, cela constitue un défi bleu tout trouvé ! Puisque je relève depuis déjà une semaine ce défi qui consiste à prendre une photo par jour de quelque chose ayant un rapport de près ou de loin, avec la couleur bleu, voici, tout trouvé, tout fait, le défi bleu du 8 juin 2014 !

Et vous, vous faites quoi quand vous avez besoin de rassembler vos esprits en cas de coup dur ?

PS : Bienvenue aux nouveaux abonnés 😉 ça me fait bien plaisir de vous voir là !

 

Défi bleu : Mandala - Dessin et photographie : Agnès Cappadoro