Eh ben voilà, il fallait l’inventer, je l’ai fait pour vous ; le yoga cabriole, le yoga cascade, le yoga vol plané ! En deux mots la posture : inspirez, glissez violemment sur le tapis qui prend lui même son élan, réceptionnez-vous hasardeusement sur le poignet gauche, expirez, hurlez ! Et hop voilà !

C’est ensuite que les choses se corsent, le poignet prend une forme étrange, une sorte de z crochu et là, il faut aller aux urgences. Après 5 heures d’attente ( entrecoupées d’épisodes administratifs et radiologiques) on vous annonce tout guilleret, qu’il va falloir opérer ça (ah bon, vraiment ?) pour y poser plaque ou broches ( ah la la mais vous êtes sur ?). Alors ma p’tite dame, l’anesthésie vous la préférez partielle ( on vous manipule le bras, on vous pique 4 fois sur tous les nerfs et hop c’est dans la poche) ou générale ( on pique une fois, on endort, on en parle plus) ?… Moi j’ai opté pour la deuz ! C’est là (entre autre) qu’on voit les progrès de la science, je me souviens de réveils douloureux après des anesthésies générales pour des opérations moins longues, mais la je me suis réveillée comme une fleur avec une plaque en guise de tige et 5 petites vis ! Est ce que je vais sonner dans les portiques maintenant ?

Je devais sortir le soir même mais ils m’ont gardé pour la nuit. Je suis sortie hier après avoir harcelé infirmières et secrétaires parce qu’il faut autant de temps pour sortir d’un hôpital que pour y rentrer !

Maintenant, il y en a pour 6 longues semaines sans ma main gauche. Tout prend plus de temps et il y a carrément des trucs impossibles à faire toute seule… Je sens que les chronotes vont en prendre un coup ! Faudra pas m’en vouloir hein !

Morale de l’histoire : on dit que les accidents domestiques sont parmi les plus nombreux et les plus violents. Donc je confirme ! Faites du deltaplane et du parachute, c’est plus sécure !!! 😉

Mon poignet en vrac et son petit drain sanguinolent... Miam...