« Cette (…) plage est un lieu où l’on ne va ni pour découvrir un monde ni pour retrouver le sien, qu’il soit présent ou passé, moderne ou traditionnel. D’ailleurs, indice significatif, habillé ou dévêtu, ici l’on adopte un costume qui n’est ni de ville ni de l’autochtone – même s’il fut un temps de transition où l’on adopta le dit « costume marin ». cette plage est donc un lieu clos,  théâtre d’une étrange quête que ne guide ni un projet de découverte de l’Autre ni un désir de reconquête de quelconques racines identitaires. Ni dépaysement, ni repaysement. Ce monde se situe en marge de ces deux démarches complémentaires  que sont la décentration et le ressourcement  culturels. En fait espace de simulation totalement décontextualisé, ce monde est un monde en soi et pour soi, psychologiquement une île, un huis clos : un monde indifférent au monde ». Jean-Didier Urbain, Sur la plage, Payot, 1994

* l’expression « la scène plagique » est de Jean-Didier Urbain.