L’année 2015 finit comme elle a commencé ; dans un bain de sang.

Dans la tristesse, dans la colère, dans le deuil.
Dans le traumatisme.
Dans le doute, dans le questionnement, dans la sidération.
Dans la résistance…
Dans la résilience*.

Dans la résilience, bordel !
Dans la résilience j’espère…

Et dans le silence aussi.
Par respect, par pudeur.

Je vais reprendre les chronotes et comme je vais parler d’une photographe que j’aime beaucoup, je ne voulais pas associer son nom à ce jour et à cette date sanglante. Je ne voulais pas ajouter une voix à toutes les voix, mais je ne me voyais pas reprendre les chronotes comme si rien ne s’était passé non plus.
Et en même temps, je ne me sens aucune légitimité – ni aucune envie – d’en dire davantage.
Il y a des moments (et c’est plutôt souvent) où le silence est d’or…

Pourtant, je vais profiter de ce petit article hors catégorie pour dire à ma famille, à mes amis et à mes lecteurs (si jamais il y en avait qui ne sont pas déjà dans les deux premières catégories, quelques égarés que j’associe du coup à cet élan) que je vous aime et que je vous serre dans mes bras en pensée. Une petite mise au point collective ne saurait faire de mal ! Je me réjouis du temps que nous passons ensemble, des coups que nous buvons ensemble, des spectacles que nous allons voir ensemble, des vacances que nous passons ensemble. Je me sens bien chanceuse de vous connaître, tous !

Big Hug Guys !

Et parce qu’en ce moment, la vision de chatons et de russes bourrés sur internet nous manque pas mal, j’illustre mon article d’un petit « cute » de derrière les fagots !

*Du verbe latin resilio, ire, littéralement « sauter en arrière », d’où « rebondir, résister » (au choc, à la déformation).