Ce matin, je démarre comme un diesel et je peine à m’extirper du lit tant il me suffit de regarder par la fenêtre mais la promesse du Perito Moreno me décide. Nous montons dans notre carrosse, une Chevrolet – déglinguée, mais une Chevrolet quand même 😉 et nous prenons la direction du glacier. Sur la route nous prenons une auto-stoppeuse israélienne, Mor (c’est son nom) qui vient de faire 6 mois de route entre l’Asie et le Chili et s’apprête à remonter pour les 6 mois suivants jusqu’en Colombie. On lui aura fait faire 80 kilomètres, c’est notre fait de gloire pour ce tour du monde ! Je reprend mes marques avec la boîte manuelle et pour un peu j’y prendrais goût.

Et puis… On arrive au parc national et là…
Oh la la ! Le lago Argentino, c’est beau ! Mais le glacier Perito Moreno… C’est tellement beau !!!
Au début, il y a beaucoup de touristes, mais par longues vagues, l’endroit se vide et on est quasi seules avec le glacier. On l’entend craquer, pousser, fondre. De temps en temps, des coups de tonnerre retentissent et des morceaux de glace se détachent et s’effondrent dans l’eau dans un grand fracas. L’onde de choc se propage lentement le long du bord du glacier et vient soulever l’espèce de banquise coincée dans la zone de rupture. C’est fascinant. Le son circule de façon très étonnante, on entend les craquements et les fracas de la glace tombant dans l’eau mais le son n’est jamais tout à fait synchrone avec la vision.
Nous trouvons un panneau qui explique le mouvement du glacier. L’hispanisante en chef à pour mission de traduire mais, fatigue ou paresse ? La seule explication que j’entend est « et là, plaf, ça casse »… Voilà pour la minute culturelle 😉
Blague à part, je vais tâcher d’être un peu plus pédagogue et vous donner une idée de l’échelle. Idée qu’on peine à se faire même en étant devant, car on a pas d’élément de comparaison.
La hauteur du glacier à partir du bord de l’eau est de 60 mètres, soit environ 35 bonhommes de taille moyenne juchés les uns sur les épaules des autres. Sa largeur, à son point le plus large est de 5 kilomètres et sa profondeur entre le point de jonction des glaciers de montagne et le bord de l’eau est de 14 kilomètres. Conclusion, c’est un géant de glace, blanc et bleu, un géant de crevasses qui avance de deux mètres par jour !
On reste là deux bonnes heures, hypnotisées puis nous parcourons les passerelles sur deux kilomètres jusqu’au camp de base.

 

Les photos n’étant pas passées, je les ai renvoyées. Visibles ici.

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