On ne présente plus Franck Gehry (Pritzker 1989), l’architecte du musée Guggenheim à Bilbao, l’architecte des façades molles et plissées, comme coulées dans un métal qui n’aurait pas trouvé son stade solide… Je dois dire que je n’aime pas toujours… Mais j’aime cette photo-ci, ce passage architectural particulier ; peut-être que cela tient dans l’absence de fenêtres, ce coté monolithique, infranchissable, impénétrable, le fait qu’il s’agisse d’un volume qu’on ne peut ni escalader, ni pénétrer, peut-être même qu’on ne peut pas le contourner… Rien dans l’image n’indique la moindre issue. Au contraire, plus le volume est près du sol ou de ce que l’on croit être le sol, plus il est sombre, opaque, dur. il y a les rivets aussi… Cette montagne là semble construite en ailes d’avions… Ca me fait voyager…

Je reviendrai vous parler de Franck Gehry à propos de la donation Louis Vuitton dont il a récemment réalise le bâtiment au cœur du bois de Boulogne.

Je vous renvoie vers au autre Pritzker, très différent et tout aussi inspirant, ayant trouvé sa place dans ce blog : Peter Zumthor avec les thermes de Vals.

Franck Ghery