Aujourd’hui nous plongeons dans le quotidien.  Nous avons la chance d’être accueillis par une hôtesse qui connaît la ville comme sa poche et nous en fait découvrir des endroits où probablement nous ne serions jamais allés seuls.

On quitte la Médina pour un quartier d’artisans. Ca sent l’huile de vidange et le travail d’atelier. Dans des ruelles poussiéreuses se cachent des bureaux où l’on vend des cuirs de qualité, tannés, teints, râpés, rasés, de toutes tailles et de toutes formes, indigo, aubergine, camel, vert anis, bleu canard. On parle boutique en sirotant un thé à la menthe. La vie, ici, est plus lente, même pressé, on prend son temps. Le thé est bouillant.

On repart et on découvre un très beau panorama sur la Médina. Il fait doux. Si l’on sent que la ville peut vite devenir un four, on goûte en ce début du moins d’octobre une température agréable. 

Nous dejeunons (tard !) au fin fond de la Médina, dans une gargotte nommée la cantine. On mange dans des assiettes dépareillées de la tchoutchouka, kefta et des lentilles. C’est délicieux et simple.

Nous explorons ensuite le quartier des tisserands puis les incontournables tanneries. L’odeur est en effet épouvantable mais au bout de cinq minutes, on est (presque) tout à fait habitué.

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Place seffarine, nous écoutons autant que regardons les dinandiers taper comme des batteurs sur leurs plaques de cuivre et de métal.

Notre promenade est régulièrement interrompue par de longues salutations Franco-arabes entre notre hôtesse et les artisans qu’elle semble tous connaître et qui l’accueillent avec plaisir.

La Médina étant une cuvette, on ne peut pour la traverser que descendre et monter. Nous prenons un micro-taxi en forme de Combi Volkswagen ou un genre de et rentrons fourbus mais contents.