Je ne suis pas du genre à préparer la valise deux semaines avant, à vrai dire, à peine deux jours avant, et si cela ne tenait qu’à moi, je ne ferais pas de valise du tout, je partirai avec mon sac à main et rien…
Mais
1. C’est un peu dispendieux
2. On ne me laisse pas faire 😉

Demain c’est le grand départ et je sacrifie au rituel du pack avec un challenge en tête : une valise à moins de 12 kilos pour 3 semaines multi-météo (Max. 30° à Buenos Aires, Min. 4 à 5° ressentis en cas de vent au Cap Horn). Une sorte de challenge VUL (lire Valise ultra légère 😉 clin d’oeil dédié à Albane et Stof, les marcheurs MUL qui repoussent sans cesse les limites en allant jusqu’à supprimer les liens des sacs à dos… Je ne vais pas si loin, mais je joue le jeu du voyageur léger en supprimant tout le superficiel. « Le poids c’est de la peur » disent les théoriciens du voyage MUL ; peur d’avoir froid, peur de manquer, peur de l’ennui, peur de se perdre…

Solution pour une valise VUL :  réduction au minimum + 1 carré de savon de marseille. Pas de chichis pour la fashion-victim qui sommeille en moi (elle va continuer à dormir encore un moment). Je me contenterai de tee-shirt blanc basiques, de jeans basiques, de chaussettes basiques, bref du basique fonctionnel, black and white et ultra-coordonné :-). J’ai récemment lu un article sur une femme qui dit ne voyager qu’avec un bagage à main, mais qui, sournoise, ne dévoile pas combien de temps elle tient avec si peu de munition en restant fréquentable…

L’essentiel du poids de ma valise tient dans la trousse à pharmacie, parce que sans être hypocondriaque ni particulièrement fragile, je ne suis malade qu’en vacances, mais je le suis à peu près du début à la fin du séjour : je démarre avec un bon rhume (vive la clim de l’avion), suivi d’une angine (les soirées sont fraiches…), et je ne déroge pas à la tourista (faut savoir être joueuse). L’ensemble de la séquence fait bien ses trois semaines… Comme je commence à me connaître et que je commence à avoir quelques kilomètres au compteur, je pourvois au nécessaire : paracétamol, pastilles pour la toux, labello, kleenex, sterimar, maalox et incontournable smecta… L’essentiel du barda vous dis-je !

Je dois être honnête, une autre part non négligeable du paquetage tient dans les ustensiles geek… Allez j’avoue ; pas moins de 3 chargeurs différents… Prises et adaptateurs, batteries de secours et gants tactiles complètent le tableau. On ne se refait pas, hein ;-)… Vu que j’ai renoncé à l’appareil reflex (avec encore et toujours beaucoup de doutes, mais je m’y tiens…) ça reste correct…

Voilà où j’en suis du challenge. Mais il me reste une nuit de réflexion et cela peut suffire à faire basculer du coté obscur de la force et donc du coté MULE… 😉