Derniers arbres avant la steppe Patagone
Derniers arbres avant la steppe Patagone

C’était un peu la journée de la loose des vacances aujourd’hui. J’ai une théorie selon laquelle toutes les vacances comportent une journée de la loose et ben voilà, c’était aujourd’hui.

D’abord 250 kilomètres de route depuis Porto Natales jusqu’à Punta Arenas au travers d’une pampa désertique, plate, rugueuse, complètement écrasée par les vents et où l’on ne voit rien que des arbres calcinés et des moutons tondus. Et quand je dis rien. Je dis… Rien.

A quelques kilomètres de Punta Arenas, nous bifurquons sur une mauvais piste pour 50 kilomètres en direction d’une colonie de pingouins mais après trois-quart d’heure de tape-cul et de dérapages plus ou moins contrôlés, nous trouvons porte close. Pas un guide ne nous a indiqué que le dit-lieu fermait entre 12 et 16 heures. Les estomacs criant famine et le vent décornant les bœufs, nous décidons de repartir et de gagner la ville. Un peu déçues mais point trop car il y a d’autres pingouins dans l’Antarctique ! De nouveau, trois quart d’heure de tape-cul et de dérapages plus ou moins contrôlés ; c’est fatiguées et vermoulues que nous arrivons dans une ville où pas une rue n’est en double-sens, où dès qu’on s’arrête pour stationner, un gardien muni d’un engin à amende surgit de derrière les futaies, où les conducteurs sont fous et pressés.
Bref il est temps d’arriver !

Et là… c’est le drame… Pour notre dernier jour sur la terre ferme, le wifi n’atteint pas les étages et on passe de la techno agressive (et de très mauvaise qualité) dans le bar où je me réfugie pour lire et écrire. Pour parfaire le tableau, il y a une espèce de fête foraine juste en dessous de la chambre mais je ne vois rien car la fenêtre est en hauteur à plus d’un mètre cinquante.
Holà que pasa ?! Quelqu’un veut saborder mes vacances paradisiaques ?! Eh bien, je déclare à ce mauvais génie qu’il n’y réussit pas. Je ne suis même pas contrariée et je suis parfaitement de bonne humeur.
Je révise mon Shackelton et Amundsen et je me réjouis de partir demain en direction du cap horn.

vent patagon
Nous faisons connaissance avec le vent patagon. Température : 16 degrés environ, température ressentie : 8 degrés ! Ca y est c’est l’Antarctique !

À partir de demain, plus de nouvelles pendant 5 jours. Je pense que j’écrirai mes articles quotidiennement et que je lancerai une salve à mon retour sur la terre ferme ou alors seulement à Buenos-Aires. À très bientôt !!! On vous embrasse très fort !

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