Aujourd’hui aura été la journée des superlatifs. Pour notre dernier jour, nous sommes assurément chanceuses, il fait beau, nous verrons les chutes d’Iguazu sous le soleil. Bémol, il fait chaud. Vraiment chaud. Vraiment très chaud !

Chutes d'Iguazu - Garganta del Diablo

Coté Brésil

Mais procédons dans l’ordre.
Ce matin, réveil en fanfare avec une coupure d’électricité qui déclenche un projecteur du style « avouez tout maintenant » ! Puis départ pour le Brésil, où nous découvrons les chutes d’Iguazu par le ciel. C’est magnifique et spectaculaire mais c’est à peine commencé que c’est déjà fini. On croit un peu avoir rêvé.

Chutes d'Iguazu - Agnès Cappadoro

Coté Argentine

Nous repassons la frontière dans l’autre sens et nous rendons au parc d’iguazu côté argentin. C’est la presse, il y a beaucoup de monde et il commence à faire très chaud. Nous commençons par nous rendre à la garganta del diablo (la gorge du diable) en passant sur les passerelles qui enjambent le rio d’Iguazu. À partir de maintenant, rien de ce que je vais pouvoir dire ou montrer ne rendra réellement compte de la puissance du lieu ! Rien. C’est une déferlante.

Chutes d'Iguazu - Agnès Cappadoro

Les chutes s’étalent sur plusieurs centaines de mètres, dévalant, cascadant, bouillonnant, générant une averse permanente qui peine à nous rafraîchir. Le lieu est formidable, époustouflant. C’est absolument magnifique. Mais c’est bondé ! Vraiment bondé. On attend son tour et on le cède sous la pression. La première passerelle qui fait 3, 4 kilomètres aller et retour est franchie au pas de charge. On en a pris plein les yeux mais on en a guère profité.

Chutes d'Iguazu - Agnès Cappadoro

Il en est tout autrement l’après-midi.
Après avoir mangé et nous être un peu rafraîchies nous reprenons le sentier supérieur et parcourons les passerelles au dessus d’une série de cascades toutes plus spectaculaires les unes que les autres. Et cette fois, nous sommes tranquilles, nous pouvons profiter du spectacle sans être bousculées et nous flânons, saisies parfois de vertige au dessus des abîmes.

Chutes d'Iguazu - Agnès Cappadoro

Nous finissons la journée complètement épuisées par la chaleur et la ballade. Ce n’est pas qu’elle soit difficile en soi, loin de la, mais la chaleur suffocante et le soleil agressif ont eu raison de nous. Ainsi notre dernière journée aura été l’une des plus chaudes, des plus fatigantes, des plus exceptionnelles, des plus dépaysantes, des plus riches en beautés de la nature de ce séjour qui n’en manquait pas et nous sommes tellement crevées que nous sommes prêtes à rentrer. Nous reste à affronter 24 heures de voyage retour (deux avions, quatre aéroports, 5 heures d’escale entrecoupées d’une heure de voiture, 15 heures de vol retour).
Chutes d'Iguazu - Agnès Cappadoro

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