Voilà plus d’un an que je n’ai pas publié sur Chronotes. Je n’avais rien à dire ou ne savais pas comment le faire et pourtant j’ai beaucoup travaillé. J’ai connu des bouleversements personnels énormes et je n’avais plus l’énergie nécessaire pour écrire dans le blog, d’autant que son objet a toujours été flou et indéfini… un vent d’aquoibonisme soufflait sur lui et balayait toutes velléités d’écriture ou de partage. Mais j’aime beaucoup écrire et j’aime beaucoup le format du blog, cette manière de lancer des bouteilles à la mer, remplies de poésie, d’idées vagues et d’images incertaines. J’aime la façon dont un article, une photo, un point de vue suscite un intérêt.
Chronotes rassemblent beaucoup d’articles. J’y ai mené des défis quotidiens ou hebdomadaires (Le défi bleu, la photo du dimanche, La série des Unbuilt, let’s play together, L’envers de l’endroit…), j’y ai raconté des voyages, j’y ai parlé de recherches artistiques et j’y ai présenté des artistes que j’aime beaucoup. Mon public est essentiellement composé de mes amis les plus proches et je n’ai jamais cherché à augmenter l’audience en respectant un cahier des charges ou une ligne éditoriale marketée.

Aujourd’hui, je me demande si Chronotes a encore une raison d’être et comment le faire évoluer pour qu’il corresponde à celle que je suis en train de devenir, forcément autre… Je me suis demandé si je devais ouvrir un nouveau blog et laisser celui-ci en l’état, abandonné, mais une part de moi ne veut pas faire ce deuil et s’attache encore à chronotes. Mais comment diable le faire évoluer ? De quoi y parler ? Et pour qui ? Et comment ? Comment lutter contre le désir de cohérence, ce perfectionnisme qui m’handicape ?

Je n’ai pas encore trouvé de réponse à cette épineuse question… j’aimerais recueillir l’avis de mes lecteurs s’ils ont des idées, que vous me disiez ce que vous y aimiez et pourquoi et si vous avez encore envie de le lire si c’est le cas, reprendre contact quoi…!