Aujourd’hui, place à la Buenos-Aires culturelle avec la visite de l’Ateneo, un ancien théâtre transformé en librairie ! On peut s’installer dans les anciennes loges balcon pour lire tranquillement ou sur la scène devenue opportunément bar/cafeteria. L’ambiance est religieuse et terriblement engageante. Seul hic au tableau, pas moyen de trouver un dictionnaire francais/espagnol ! Toutes les langues et pas la notre !!! Bon ben tant pis, on continuera à chercher nos mots (et accessoirement à en inventer ! Je suis très douée pour ca !).

Direction le jardin botanique et sa jolie serre, puis errance surchauffée sur une avenue interminable à la recherche d’un jardin japonais où finalement nous ne rentrerons pas. Les 35 degrés à l’ombre commence à me vriller les nerfs et c’est avec un soulagement sans nom que nous déjeunons au café ombragé du Malba (le musée d’art contemporain) que nous visitons après le repas.

On découvre une très belle exposition de Francis Alÿs. Son travail tourne autour de la question de l’immigration. On y voit une intéressante installation composée de chaussures transformées en bateau, apontés les uns aux autres comme une sorte de rêve de migrant qui se garantirait de la noyade.

Puis une vidéo très touchante sur des enfants jouant avec des bobines de films dans la ville de Kaboul. La vidéo livre une narration très fine et subtile donnant des indices de la guerre mais mettant l’accent sur l’enfance. Ca m’a fait penser au ballon rouge transposé dans une ville en ruine. Il y avait le même fond de tristesse très douce. C’était vraiment beau. Le Malba abrite également une collection permanente de modernes sud-américains dont un autoportrait de Frida Kahlo.

La soirée se poursuit dans un dîner-spectacle de tango. En Argentine, difficile de faire sans. C’est un endroit pour touristes et nous en sommes conscientes mais tout le monde (y compris les natifs du pays) nous encourage à assister à ce spectacle qui retrace toute l’histoire du tango et fait une belle introduction au sujet. Allez, ne soyons pas snobs, de toute façon, c’est vrai que nous sommes des touristes ! D’ailleurs, finalement, il y a plus d’Argentins dans la salle que nous ne nous y attendions !

Un début de spectacle très orienté acrobatique, manquant un peu d’émotion contrebalancé par une seconde partie plus moderne et contemporaine qui m’a davantage plu : Le tango de Roxanne joué un peu vite malheureusement, suivi d’un beau morceau d’Astor Piazzola.

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