Buenos-Aires est multiculturelle et multicolore. Ça pourrait vraiment suffire en guise d’introduction, tant on en a pris plein la vue aujourd’hui.
Accompagnées de Marco, un guide porteño (habitant de Buenos-Aires) nous avons traversé la ville de part en part, en bus et à pied (puis retour en taxi, cuites et fourbues – Buenos-Aires c’est trèèès grand ! Et il fait trèèès chaud (35 degrés).

On a commencé par visiter la place de Mai, cette place où, pendant des années, les courageuses mères des disparus de la dictature ont tourné en rond, infatigables et résolues jusqu’à ce qu’enfin, petit à petit la vérité se soit fait jour. Elles ont ensuite, parfois, retrouvé leurs petits-enfants adoptés illégalement. Les disparus sont représentés sur la place par ces silhouettes dessinées au sol et les bandanas qu’on voit au centre représentent les foulards des mères de mai.

Place de mai Buenos-Aires
Foulards et silhouettes sur la place de Mai.

Ensuite direction La Boca, quartier où est né le tango et où a vécu un peintre très réputé ici,Benito Quinquela Martin dont on a visité la maison, transformée pour une part en musée et maintenue d’autre part dans son jus. Ici et à la Boca, on a fait le plein de couleurs (pas besoin de filtre, juste un léger vignettage). On n’oublie pas qu’on est en Amérique du Sud même si le guide répète a l’envi qu’ils sont européens, d’histoire et de culture européenne. Pour lui, tout cela n’a rien à voir avec les autres pays du Mercosur, peuplé d’indiens…

Cuisine de la maison de Benito Quinquela Martin
Cuisine de la maison de Benito Quinquela Martin.

Patio de la maison de Benito Quinquela Martin
Patio de la maison de Benito Quinquela Martin. Rien d’exceptionnel ici sinon ces couleurs !!!

Proues de navires de Benito Quinquela Martin
collection de proues de navire de Benito Quinquela Martin.

Inscription et bas relief en hommage à Carlos Gardel et au tango
Inscription et bas relief en hommage à Carlos Gardel et au tango.

Façades colorées de la Boca
Façades colorées de la Boca.

Parilla el Paraiso de la Boca
Parilla el Paraiso de la Boca où nous avons mangé des grillades absolument délicieuses sous un arbre de paradis (c’est pas moi qui le dit, c’est son nom ! Mais je suis d’accord, il le porte très bien).

statues en papier mâché de Maradona, Évita Peron et Carlos Gardel
Toujours à la Boca, les statues en papier mâché de Maradona, Évita Peron et Carlos Gardel. Un mixte temporel et culturel qui résume bien les passions argentines ! Football, politique et musique…

Ensuite, direction San Telmo, quartier colonial et historique, lieu de naissance de la ville.

Villa coloniale
Ancienne villa coloniale, abandonnée lors de la fièvre jaune, transformée en maison collective où s’entassaient pêle-mêle des familles d’immigrés (eu-ro-péens ! Ok, ok, on a saisi, Marco) devenue centre commercial d’antiquités coloniales. La boucle est bouclée !

Marche couvert
Dans le marché couvert, une fillette conduit un antique attelage à cheval de bois.

Mafalda - Buenos Aires
Enfin on fait un détour pour retrouver Mafalda, le personnage de BD inventé par Quino. La fillette surdouée et politisée à étrangement verdi sous les outrages du temps mais elle reste mignonne.

Bon ben moi je suis liquide ! Une bonne douche, une bonne nuit et c’est reparti !

 

PS : Albane m’a demandé en commentaire si j’utilisais un filtre pour les photos ; voilà ma réponse « non pas de filtre à proprement parler mais je choisis avec soin chaque photo que je montre, corrige un peu la chromie, applique un vignettage. Les photos ne sont pas brutes d’appareil quand je les montre mais je n’utilise pas de réglage prédéfini. Ceci dit, ici les couleurs sont saturées et phénoménales, il n’y a pas grand chose à faire. Voilà ! Mystère éclairci ! »

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