Gole de l’alcantara

Gole de l'alcantara - Photographie : Agnès Cappadoro

L’été l’eau est aussi bleue que la roche basaltique mais en avril, le torrent est tout gonflé de terre. Il faut descendre un chemin glissant et spongieux ou opter pour l’ascenseur (on vous laisse deviner ce qu’on a choisi 😉 pour accéder à la petite plage en contrebas. De toute façon, ici, on ne fait que monter et descendre, escaliers, gradins, espaliers, funiculaires, ascenseurs, cotes en tous genres, tous les prétextes sont bons pour faire travailler cuisses et oreilles internes ! Quand vous avez échappé à l’un, l’autre vous rattrape ! Idéal pour évacuer pizzas et spaghetti ! Parce que la caponata c’est délicieux et à peu près diet mais qui peut résister à l’appel des linguine alle vongole ?
Citronniers et orangers - Alcantara - Photographie : Agnès Cappadoro
Citronniers et orangers
très vieux mur... - Photographie : Agnès Cappadoro
Ceci est un très très très vieux mur ! Genre 5 ou 6 siècles avant JC. Mais c’est un peu abstrait…
Isola bella - Taormina - Photographie : Agnès Cappadoro
Isola bella. Atteignable après une descente de 250 marches qu’il a fallu remonter. Quand on vous dit que c’est du sport !

Lettre ouverte

Passés ces informations touristiques, j’aimerais passer un message aux automobilistes siciliens :
« Puisqu’il ne m’est pas permis de m’adresser à vous directement, je m’en vais ici-même vous dire ma façon de penser. Cretini !!! »
Voilà c’est dit. Ça fait du bien.

Parce que les automobilistes siciliens ont des spécialités bien à eux : Rouler en fous, klaxonner, doubler sans respect de bande blanche, ni jaune, ni bleue d’ailleurs, coller pare choc contre pare choc, refuser les priorités, ignorer les stops, braver les feux, tout ça pour gagner une microseconde perdue quelques instants plus tard, téléphoner au volant en parlant avec les mains (qu’est-ce qu’il reste pour tenir le volant ?) et autres diverses et menues extravagances…

Quant à la manière de se garer : le sicilien a une façon bien à lui de négocier un créneau délicat : il se gare en épi. Il dépasse sur la chaussée et empiète sur le trottoir ? Qu’à cela ne tienne, les autres se demerderont ! Et tandis que vous même négociez avec brio un gentil créneau respectueux de tous les critères, un ragazzo gominé, vous souffle la place en se plaçant derrière vous en épi. Et vous regarde en veau en sortant de sa voiture rajustant ses Ray ban sur un sourire satisfait. Ca énerve !
Mais ça va mieux en le disant 😉

A part ça, encore une excellente journée !
Par contre, pour ceux qui trouverait qu’on est trop chanceuses d’être au soleil, une précision quand même : avril à Paris ou en Sicile, ça reste avril et il caille les gars ! 😉