À propos

J’ai créé le blog Chronotes il y a un peu plus de 10 ans maintenant, mais je n’ai jamais cherché à en faire un outil particulier ou professionnel. Il a gardé, depuis le départ, ce caractère d’OHCNI, Objet Hybride et Compliqué, Non Identifié.

Il est peut-être plus facile de le définir en disant ce qu’il n’est pas ; Ce n’est pas un journal, je n’y raconte pas vraiment ma vie, ce n’est pas un blog de dessin, même s’il m’arrive d’y dessiner et même de vous faire deviner des plans de films via des dessins, ce n’est pas davantage un blog de photographie et pourtant…, et ce n’est pas un blog de voyage, mais je vous y ai montré du pays… Enfin, ce n’est pas un blog d’inspiration, mais j’y ai présenté mes plus beaux coups de cœur et Dieu sait qu’ils sont nombreux…

C’est une chose qui n’existe nulle part ailleurs dans ma vie (cette période de temps formidable et unique où s’enchainent les contraintes, les grands plaisirs, les aventures formidables comme les ennuis les plus profonds) et c’est pour ça que j’y tiens ! J’y tiens sacrément même et plus je l’écris plus je m’en rends compte.

C’est le bouillon du brouillon, la marmite, le déversoir, le laboratoire, la zone de tri.
Il me ressemble et en même temps, il en dit à la fois trop et pas assez…

Dit-il que pour être directrice artistique du Studio, il me faut passer par ce travail de défrichage sur Pinterest par exemple (je suis très fière de ma sélection, elle en dit long sur moi , mes goûts, ce vers quoi je tends) ?
Dit-il que pour être plasticienne et réaliser This Is The Mercy (un des projets dont je suis me plus fière et qui m’a demandé le plus de travail) ou Le Veuf et l’inconsolée (Le projet sur mon grand-père qui m’a demandé le plus d’investissement émotionnel), il faut en passer par ces périodes de flottement où les idées bouillonnent et prennent lentement forme ?

J’essaye régulièrement de faire le ménage dans Chronotes et de redéfinir ce que j’y fais, ce que j’y joue, si j’y joue quelque chose.
Régulièrement, il est en déshérence, régulièrement il y règne un capharnaüm indescriptible, régulièrement je menace de le fermer, de tout reprendre à zéro, de commencer un cahier neuf, mais toujours j’y reviens et le garde en l’état. Parce que ce chaos est constitutif de ma personne et parce que, même si personne ne saurait y tracer un chemin, moi, je vois, seule et contre tous, toutes les étapes par lesquelles je suis passée à travers lui. Et même si je ne raconte pas mes journées par le menu, n’y dis rien de mon intimité, je sais y lire entre les lignes et retrouver exactement l’état dans lequel j’étais derrière tel croquis, tel dessin, tel photo…

Alors je le garde et le bichonne. Ce lieu du bordel qu’est le blog Chronotes. Et je vous invite à y entrer. J’adore y lire les commentaires, le plus souvent bienveillants, de mes amis et de nouveaux lecteurs insoupçonnés. C’est une petite surprise, une cerise sur mon gâteau. J’espère vous avoir éclairés sur mes intentions dans Chronotes et j’espère que certains d’entre vous y trouveront leur compte. Je me dis que si moi, j’y trouve mon compte, ça devrait bien plaire à un ou deux d’entre vous. Bienvenue dans cet univers un peu foutraque !

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